Avant de proposer une indemnisation, l’assureur organise une expertise médicale lorsque l’accident a entraîné des blessures importantes.
Cette expertise permet d’évaluer les conséquences de l’accident sur votre état de santé et sur votre vie quotidienne.
L’expertise médicale permet d’évaluer les séquelles de l’accident.
L’assureur désigne un médecin expert chargé d’examiner votre situation.
Ce médecin analyse notamment :
Il détermine en particulier un taux d’atteinte à l’intégrité physique et psychique (AIPP), qui correspond au niveau d’invalidité permanente. Ce taux est déterminant, car l’indemnisation dépend souvent d’un seuil minimum prévu par le contrat (par exemple 30 % dans les contrats labellisés GAV).
L’évaluation définitive a lieu lorsque votre état est considéré comme stabilisé (on parle de consolidation ).
Avant cette étape, une expertise provisoire peut être réalisée pour évaluer votre situation et permettre le versement d’une avance (indemnisation provisionnelle).
L’expertise sert de base au calcul de l’indemnisation.
Le rapport du médecin expert permet à l’assureur :
de vérifier que les conditions de garantie sont remplies,
d’identifier les préjudices indemnisables,
de fixer le montant de l’indemnisation.
L’évaluation porte notamment sur :
L’objectif est de mesurer précisément les conséquences durables de l’accident pour déterminer une indemnisation adaptée.
Si vous n’êtes pas d’accord avec les conclusions du médecin expert, vous pouvez :
demander une contre-expertise,
vous faire assister par votre propre médecin,
engager une procédure d’arbitrage ou judiciaire.
En pratique, les contrats prévoient souvent les conditions de contestation.
En cas de décès, l’assureur vérifie les circonstances du décès et le lien avec l’accident, à partir des documents médicaux disponibles.