Maialen Errotabehere lors d'un concert privé en juillet 2020
Maialen Errotabehere donnera un concert aux Arènes le 20 août, avec Patxi Garat et le groupe Kalakan © Mathieu Prat 

Culture, Musique

Maialen Errotabehere, une voix qui porte

Compositrice, cheffe de chœur et interprète, Maialen Errotabehere espère sortir son quatrième album en début d'année : "Animus Anima" qu'elle a financé grâce à une cagnotte en ligne.

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Née et vivant à Bayonne, Maialen Errotabehere est bascophone de langue maternelle ; c’est donc naturellement le basque qu'elle invite à chanter dans les chœurs qu'elle dirige : Haiz'Egoa, composé de 50 hommes, Buhaminak, de 40 femmes, et Haiz'Egoa Ttiki, d'une quarantaine d'enfants âgés de 6 à 17 ans. C'est aussi dans cette langue que sont écrites les dix chansons de l'album Animus Anima, dont la sortie est prévue fin 2020. Son originalité tient au fait qu'il a été écrit à plusieurs mains par des chanteurs compositeurs ou membres de la famille ayant pour point commun d'être bascophones et d'avoir planché sur le même thème : la définition du féminin et du masculin. À chacun la sienne bien-sûr !
Tandis que les trois premiers albums avaient été produits par la maison de disques Agorila, ce projet est financé par une cagnotte en ligne, avec un beau succès d'ailleurs puisqu'elle a dépassé le seuil de faisabilité en seulement quelques semaines.

Une mise en musique adaptée à chaque texte

La chanteuse a mis en musique chacun des textes, en fonction de ce qu'il lui inspirait. "Je ne peux donc pas définir un style global pour l'album, explique-t-elle ; chaque chanson a le sien, folk, blues, pop ou rock..." Musicalement parlant, l'artiste est presque touche-à-tout. Depuis toute jeune, on lui dit qu'elle a de la voix. Une voix riche et singulière qui retient l'attention. Elle s'est formée au sein de chorales de villages, Espelette en particulier, et de chefs de chœur comme Denise Olhagarai qui l'a incitée à s'inscrire à des concours de chants pour enfants, et de Laetitia Casablanca. Cette dernière, également professeure au conservatoire, l'a d'ailleurs incitée à s'y inscrire, mais la jeune femme n'a pas adhéré au parcours académique proposé par cette institution, y préférant les chants et voix des villageois. Elle est de celles qui croient en la spontanéité du chant, en son élan naturel.

La technique apporte certes une base solide et par conséquent une certaine sérénité. Mais ce qui émeut le plus, qui touche le public, c'est notre personnalité, ce que nous avons à exprimer.


Des scènes mémorables

Très tôt, elle a foulé les scènes et assuré des premières parties : Moriarty à la Gare du Midi (Biarritz), Miossec à l’Atabal (Biarritz), Michael Jones au théâtre Michel-Portal, avec lequel elle  a chanté "Je te donne" en duo et en euskara. Son chemin lui a également permis de croiser celui de la grande Angélique Kidjo, avec qui elle a partagé un duo et pour laquelle elle a dirigé un chœur d’hommes.
D'autres chanteurs comme Benito Lertxundi, Anje Duhalde, Ruper Ordorika lui ont de longue date fait confiance, et plus récemment Eñaut Elorrieta.