Sur une mission dédiée à l'enfance et localisée à l'école Brana, Léa fait partie de ces jeunes. "Habituellement, j'anime des temps périscolaires, avec deux employés municipaux, explique-t-elle. Mais depuis un mois, je me suis plus particulièrement consacrée à l'organisation d'Olympiades intergénérationnelles, regroupant des enfants de l'école, leurs parents, des résidents de l'Ehpad Eguzkian, ainsi que des jeunes de l'Espace socioculturel municipal."
Ces Olympiades se sont déroulées mercredi 29 avril après-midi, en sept épreuves, avec la participation de 14 équipes. Chacune comportait un sénior, un parent, un jeune et un enfant, engagés sur des courses et marches en relais, un jeu de marelle, un quizz, un jeu de tir à la corde... Le tout dans un esprit convivial. "Depuis le début, je voulais monter un projet intergénérationnel entre habitants d'un même quartier, poursuit Léa. C'est dorénavant chose faite, grâce au soutien des animateurs, de Rachel, notre tutrice sur site, et en lien avec Dimitri et Kylian, qui a, lui, travaillé à la réalisation d'un documentaire vidéo Mon école Jean-Pierre Brana."
Les intérêts d'un service civique
Durant leurs missions, les jeunes mènent à bien un projet qui leur est propre, qu'ils conçoivent de bout en bout. Cela produit toujours un bon effet sur un CV, d'autant que chemin faisant, ils bénéficient de formations : préparation d'une animation, sensibilisation au cyber-harcèlement, à la nutrition, PSE1, citoyenneté, respect de la diversité, etc. Ils sont par ailleurs soutenus par Nelly, coordinatrice du groupe de volontaires, dans la recherche d'une voie professionnelle. Cette quête a porté ses fruits pour Léa, qui se voit désormais reprendre des études en Sciences de l'éducation pour devenir professeur des écoles. "J'ai réalisé que j'appréciais transmettre, animer et suivre l'évolution d'un groupe d'enfants sur plusieurs mois, explique-t-elle." Elle a également été fructueuse pour Kylian qui, lui aussi, se verrait travailler avec des enfants, mais sur le temps périscolaire. Seul Dimitri est encore dans le flou. Avant d'entamer ce service, il avait quitté l'école en classe de première, car il n'appréciait pas la filière professionnelle vers laquelle il avait été dirigé. Or, à 17 ans seulement, il estime avoir le temps de la réflexion, en s'appuyant sur cette récente expérience et ses bénéfices : un gain de créativité, de confiance en soi, ainsi que le sens du travail en équipe auprès de publics diversifiés, allant de l'enfance au quatrième âge.






