160 000 entrées en 2025, un chiffre similaire à celui de 2024, année où le cinéma biarrot Le Royal avait fermé pendant six mois, au bénéfice de son "concurrent" bayonnais. Cette fréquentation en hausse confirmait le succès des années précédentes, post-Covid.
"Lorsque nous avons ouvert les trois salles en 2019, nous espérions une fréquentation à 120 000 entrées. Jamais, nous n'aurions parié davantage, commente Nicolas Burguette, co-directeur du cinéma, lors d'une conférence de presse donnée début janvier."
Or, ces résultats ne "tombent pas du ciel, renchérit Jean-Pierre Saint-Picq, président de l'association Cinéma et cultures. Nous entendons souvent dire qu'il est facile d'obtenir de tels résultats dans un cadre comme le nôtre, l'une des plus belles vues de Bayonne. Cela compte, certes, mais ne suffit pas. Notre volonté, c'est de miser sur l'humain !"
L'humain
Miser sur l'humain ; un grand projet, fédérateur s'il en est, qui soulève des questions, dont celui de la recette.
"Le projet se décline en deux grands volets, précise le président. Le volet artistique tout d'abord, porté par Sylvie Larroque, directrice de la programmation, aux manettes depuis près de 20 ans, et dont les choix ne correspondent pas forcément à ceux de la majorité des salles."
"Notre programmation est d'abord en prise avec le monde et notre territoire, ajoute l'intéressée. Les films qui comptent dans notre Box office ne sont pas nécessairement ceux qui comptent au Box office national. Je suis même parfois surprise par l'engouement pour certains films, dont nous assumons le choix, mais qui sont exigeants pour le spectateur, tels que "Le chant des forêts", un documentaire qui a démarré en flèche, "L'Agent secret", qui a manqué de temps dans la programmation et que je vais reprendre, ou "Magellan", dont le traitement contemplatif aurait pu rebuter les spectateurs." En résumé, L'Atalante n'a pas forcément besoin des blockbusters pour équilibrer ses comptes.
Le Bistro, une surprise
Le second volet de cette recette à succès, c'est l'atmosphère créée pour accueillir au mieux les spectateurs. La mezzanine, la grande salle du rez-de-chaussée et la terrasse offrent ce cadre. Les employés du Bistro, grâce à leur bonne humeur, leur engagement et savoir-faire font le reste. "Plusieurs employés sont d'ailleurs polyvalents, explique Marion Lespielle, co-responsable du Bistro." Ils sont aussi très impliqués en cuisine, puisque c'est là que sont conçus les plats, le plus souvent à base de produits biologiques.
"Avoir une cuisine intégrée faisait partie du projet dès le départ", ajoute Jean-Pierre Saint-Picq, s'agissant sans doute d'allier qualités nutritionnelles, gustatives et cinématographiques.
Le pari global est réussi, à tel point que six ans après l'ouverture des trois salles, il est déjà question d'agrandissement.
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