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    Aperçu historique de Bayonne.

    © Ville de Bayonne
    © Ville de Bayonne
    © Ville de Bayonne

    Les fouilles archéologiques menées à Bayonne près de la cathédrale ont mis en évidence une occupation humaine organisée dès le 1er siècle après J.-C.
    Mais c’est au 4e siècle qu’est fondé un camp militaire romain, Lapurdum, à la confluence de la Nive et de l’Adour. L’enceinte de 8,5 hectares, ponctuée de tours, épouse les contours naturels du promontoire, sur un tracé pentagonal irrégulier.

    Au Moyen Age, l’antique Lapurdum devenue Baiona au 11e siècle, appartient aux territoires aquitains rattachés au royaume d’Angleterre après le mariage d’Aliénor d’Aquitaine avec le futur roi d’Angleterre Henri Plantagenêt. C’est l’âge d’or de Bayonne, commune autonome dont la prospérité économique repose sur les activités maritimes et commerciales avec la Navarre et les villes d’Europe du Nord. Sa cathédrale, d’inspiration champenoise, est construite entre le 13e et le 16e siècle, sur les bases d’une église romane.
    La ville connaît sa première extension urbaine avec la conquête des basses terres du confluent et des bords de Nive, formant le quartier du Petit Bayonne actuel. Elle confirme sa vocation de port maritime et fluvial : ses chantiers navals réputés construisent des bateaux de haute mer et des embarcations fluviales.

    Aux 15e et 16e siècles, le déplacement naturel de l’embouchure de l’Adour vers le nord prive le port de son accès direct à l’Océan, entraînant une longue période de déclin pour la ville. La création d’une embouchure artificielle au Boucau en 1578 par l’ingénieur Louis de Foix redonnera vie et prospérité à la ville et à son port. Au 17e siècle, Bayonne devient une place commerciale de premier ordre, qui arme des bateaux pour Terre-Neuve et vers les Antilles.

    Bayonne connaît également tout au long de son histoire les destinées militaires d’une place forte : camp militaire à l’époque romaine, la cité est au Moyen Age l’un des bastions de la domination anglaise sur le continent, symbolisée par la présence du Château-Vieux édifié à la fin du 12e siècle. Dès la fin du 15e siècle, la menace du royaume d’Espagne récemment unifié confère une nouvelle importance à cette place forte devenue depuis 1451 la dernière ville française avant la frontière espagnole. En exploitant le site, le maréchal de Vauban réunit en 1680 les deux rives de l’Adour en un seul ensemble stratégique, dont la Citadelle est la pièce maîtresse. Bayonne est alors l’une des clés de défense du royaume et le restera jusqu’au 19e siècle.

    La fin du 19e marque la disparition progressive des contraintes militaires qui pèsent sur Bayonne. La place forte est déclassée en 1907, situation nouvelle qui permet de réelles possibilités d’extension du bâti et l’apparition de nouveaux quartiers hors les murs. Avec l’arrivée du chemin de fer en 1855 et l’industrie naissante qui donne un nouveau souffle au port, Bayonne entre au 20e siècle dans l’ère d’une ville qui se modernise et s’étend.

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