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  • TALENTS DU PAYS BASQUE - EUSKAL HERRIKO TALENTUAK Anne Kuhn - Kepa Etchandy - Abel Bourgeois

    Du 18 juillet au 13 septembre 2020

    Ouvert tous les jours de 14h à 19h, jours fériés compris

    Les trois photographes mis à l’honneur cet été au DIDAM vivent et travaillent en Pays Basque, pour certains depuis quelques années pour d’autres depuis toujours. Si leurs techniques et contenus sont profondément différents et complémentaires, leurs images proposent toutes un voyage particulier dans une géographie de la liberté et de l’imaginaire.

    Carnaval de Lantz ©Kepa Etchandy
    © Kepa Etchandy

    Kepa Etchandy, photoreporter profondément attaché à son territoire natal, accompagne ainsi le regard du visiteur loin des clichés habituels du Pays Basque, au cœur d’une culture commune à la fois historique et vivante. Ses choix photographiques se portent sur les endroits qu’il aime, qui ont une ou plusieurs histoires entrecroisées, où il a fait des belles rencontres et découvert des horizons renouvelés par la lumière ou le cadrage. La série photographique qu’il a choisi de présenter au DIDAM est inédite et fait l’objet d’un projet de livre actuellement élaboré en collaboration avec les Editions Kilika (sortie prévue en novembre 2020).

    Aragon 2019 © Abel Bourgeois
    © Abel Bourgeois

    Abel Bourgeois, artiste autodidacte jouant avec les techniques photographiques les plus anciennes comme le sténopé ou le travail à la chambre, explore, quant à lui, les somptueux paysages d’Aragon, plus précisément vers la Sierra de Guara, non loin de la frontière espagnole. L’atmosphère mystique qui se dégage de ces paysages laisse l’esprit de chacun voguer dans le réel comme dans l’irréel et emporte dans le mystère de brumes hivernales. Sommes-nous dans la réalité ou l’imaginaire ? Le regard est happé par ce monde végétal, aquatique et minéral, presque figé, pris dans les branches noires et sèches d’arbres abandonnés au froid. Présentée pour la première fois à la Galerie L’Angle photographies à Hendaye, cette série est complétée par un plus grand nombre d’images venant donner une respiration presque hors-temps aux murs du DIDAM.

    Quatre filles du Dr March © Anne Kuhn
    © Anne Kuhn

    « Je photographie les femmes. En les photographiant, je m’interroge sur leur liberté et la mienne par la même occasion. Par le biais d’héroïnes de la littérature, de mes souvenirs ou de simples portraits, je mets en scène ce à quoi j’aspire, et tends un miroir introspectif au spectateur. » Anne Kuhn a choisi la photographie pour interroger la condition humaine, et plus particulièrement la condition féminine, de son miroir historique à son traitement contemporain. S’attachant à des héroïnes de la littérature et de l’Histoire, des femmes singulières qui, par leurs exploits, leurs personnalités ou leurs talents, ont pu faire progresser le monde, l’artiste questionne la liberté individuelle au sens large.
    À travers des mises en scène soigneusement élaborées, dans un style à la fois baroque et profondément contemporain, elle mêle la photographie aux textes les plus célèbres et propose à travers ses allégories une poésie alliée à une réflexion profonde sur ce que chacun peut attendre de sa place dans ce monde.

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    CENTRE D’ART SPACEJUNK, Exposition de street art

    Hitza Hitz, Sismakazot ©Spacejunk
    ©Spacejunk

    Du 25 septembre au 1er novembre 2020

    À l'occasion de la quatrième édition du festival Points de Vue à Bayonne, le centre d'art Spacejunk présente une exposition à la croisée des chemins entre photographie et street art. Après avoir ouvert les portes du DIDAM à la photographe Martha Cooper puis au duo MonkeyBird, cette proposition street art donnera à découvrir ou redécouvrir cet art éphémère et monumental, parfois poétique, parfois engagé, et les différentes esthétiques qui le composent depuis plus de quarante ans.


    ROBERT DOISNEAU, Un certain Robert Doisneau

    Rotterdam Nederlands Fotomuseum ©Atelier Robert Doisneau
    ©Atelier Robert Doisneau

    Du 13 novembre au 24 janvier 2021
    Inauguration le vendredi 13 novembre à 18h

    Robert Doisneau (1912-1994) est l’un des photographes les plus populaires du 20e siècle.
    Rendu célèbre par ses photographies iconiques et pleines d’humour prises à Paris dans les années 1940 et 1950, il est considéré de nos jours comme l’un des pionniers du photojournalisme. Adepte des scènes de rue et du quotidien, Robert Doisneau porte une attention particulière à l’instant précis où petites et grandes questions de la vie se manifestent et s’entrecroisent. Déclaration d’amour à Paris et ses habitants, son œuvre photographique saisit la concierge, le boucher, les écoliers et les amoureux autant que les grandes figures du monde artistique du Paris libéré : comédiens, peintres, danseurs… Le baiser de l'Hôtel-de-Ville, l’enfant rêveur au-dessus de sa table d’écolier, les gosses de Paris en culottes courtes marchant sur leurs mains… sont gravés dans la mémoire collective. Mais l'œuvre du photographe est multiple : entre ses images prises sur le vif, celles composées avec l'aide de sujets complices ou les commandes comme celle des usines Renault, les milliers de clichés laissés au patrimoine de la photographie française le place dans le groupe restreint de la photographie humaniste française aux côtés de Willy Ronis, Édouard Boubat, Jean-Philippe Charbonnier, Izis ou Sabine Weiss.

    L’exposition proposée à Bayonne présente 143 images de différents formats rassemblant ses thèmes les plus connus : les rues de Paris bien sûr, les portraits d’enfants courant, jouant ou étudiant, les célébrités lors de mondanités, mais aussi quelques images en couleurs et d’autres tirées de son album personnel.


    MICHEL HARAMBOURE, Le matin du jour de la pluie noire

    Camille - 85x100 Pierre noire et pastel sur carton ©Michel Haramboure
    ©Michel Haramboure

    Exposition annulée et reportée à mai - juin 2021

    Le DIDAM rend hommage à Michel Haramboure, artiste bayonnais né à Saint-Jean-de-Luz. Explorant la face cachée des corps, des visages et de leurs émotions contraires, l’artiste se joue de la confusion entre réalité et illusion pour révéler la fragilité du monde. Sondant nos êtres parfois plongés dans la gravité et la violence, sa peinture fait surgir de ses personnages hyperréalistes une grande poésie chargée de mélancolie. Un univers peu bavard mais profondément évocateur, faisant voyager hors du temps mais au cœur du travail pictural.

    « J'ai grandi dans l'ombre portée des totalitarismes et du feu nucléaire du matin d'Hiroshima.
    Je suis un peintre "néoclassique" qui revendique une modernité sans ignorance. Je peins chez moi en mélangeant souvent mes sources et en privilégiant la composition, la gestion de la mise en espace, le travail sur la lumière. Pina Bausch disait que nous devions montrer nos états de guerre.
    J'aime les guépards, les hyènes, les assassins, les voyous, les êtres ambigus, contestés, cassés.
    J'accepte de regarder les bourreaux dans les yeux, je n'oublie pas les victimes, je sais que l'éternité les accompagne. Dans cette exposition je vous présente des enfants perdus, des idiots magnifiques, des êtres coupables d'amour, des femmes en feu comme Frida Kahlo et Camille Claudel. Norma Jeane Baker était radieuse, Marilyn Monroe chercha l'amour désespérément. Mon travail chancelle et hésite sur cette ligne de crête où s'exprime la dualité de l'humanité. »

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