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  • Exposition au Musée Basque

    1660 – La Paix des Pyrénées : politique et famille. L’esprit de Velázquez

    Commissaires de l’exposition :
    Olivier RIBETON, conservateur en chef du Musée Basque et de l’histoire de Bayonne
    Javier PORTÚS, conservateur de la peinture baroque espagnole au Musée du Prado à Madrid

    En 1659, le cardinal Mazarin, représentant de Louis XIV, et don Luis de Haro, au nom de Philippe IV, signèrent sur l’île des Faisans le fameux Traité des Pyrénées. Quelques mois plus tard, début juin 1660, cette même île fut le théâtre de la rencontre des deux rois qui scellèrent cette paix par le mariage de Louis XIV et de Marie- Thérèse d’Autriche, fille de Philippe IV. Ce traité et ce mariage mettaient fin à quatre décennies de conflits entre les monarchies française et espagnole. Ils constituèrent des événements d’une grande importance pour l’histoire future de l’Espagne, car ils furent déterminants dans l’occupation du trône par la dynastie des Bourbons du début du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours.

    L’exposition s’attache à montrer le contexte politique dans lequel cette paix fut conclue, et jusqu’à quel point il y avait, là derrière, une histoire  « familiale » et des péripéties personnelles ; ce fut en effet par le resserrement des liens de parenté qu’un accord fut atteint. Cette paix conditionna la vie et les sentiments de plusieurs des personnages directement impliqués.

    L’exposition invite également à la réflexion sur le paradoxe suivant : le lieu où l’idée de «frontière» séparatrice entre les deux monarchies fut mise en scène était en réalité un territoire uni par des liens culturels, linguistiques, économiques et sanguins très forts. Les commissaires de l’exposition, Javier Portús et Olivier Ribeton, écrivent : « Mais en arrière-plan de ce moment si brillant, il y avait une réalité critique. La décennie de 1650 fut une période de profonde crise politique, dynastique, territoriale et économique pour l’Espagne. En 1649, le roi, qui n’avait pas d’héritier, avait épousé sa nièce Marianne ; la tension fut constante, au cours des années suivantes, car la reine n’avait pas d’enfant mâle. De fait, ce ne fut qu’à la naissance de Philippe Prosper (en 1657), que les obstacles au mariage de l’aînée Marie-Thérèse avec le roi de France s’aplanirent. Dans ces années-là, la monarchie avait en outre à s’occuper de plusieurs fronts de guerre, avec la France bien sûr, mais aussi avec le Portugal, qui finit par proclamer son indépendance. Le tout dans un contexte de crise économique ».

    On connaît l’ampleur de la tâche de Velázquez dans l’organisation de cette cérémonie, une tâche épuisante dont il finira par mourir. Nombre des œuvres de son école sont présentes dans cette exposition, car l’artiste sévillan consacra les dernières années de sa vie à l’entreprise de « marier », via portraits, les infantes d’Espagne.

    À travers une sélection de plus de 140 œuvres, l’exposition illustre la fin de ce long conflit qui permet en 1660 le rapprochement de deux États, la France et l’Espagne. Peintures, gravures, dessins issus des musées européens les plus prestigieux, du Prado au Louvre, en passant par le Musée du château de Versailles, les Musées des Beaux-Arts de Chartres, Le Mans, Orléans, Valencia (Espagne), la Real Academia de Bellas-Artes San Fernando (Madrid), la Bibliothèque Nationale d’Espagne, les Archives nationales de France, etc., sont autant de témoignages de la complexité d’un siècle marqué par les guerres entre les deux monarchies mais aussi par les influences culturelles de plus en plus prégnantes entre les deux territoires.

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    Présentation de l’exposition et regard sur quelques œuvres

    L’exposition aborde, sous des angles différents, le triple contexte de conflit, famille et territoire dans lequel le traité s’inscrit. Une série d’objets tels que des médailles, des imprimés ou des estampes témoignent d’une intense activité belliqueuse qui vit s’affronter les monarchies française et espagnole. Ce fut un affrontement prolongé, en grande partie mis en scène dans les frontières intérieures des deux pays, particulièrement en Catalogne. De fait, une des conséquences du conflit fut précisément de modifier partiellement certaines de ces frontières.

    Le 19 mai 1635, Louis XIII et le cardinal Richelieu déclarent la guerre à l’Espagne, marquant  lentrée de la France dans la Guerre de Trente ans. Débuté en 1618, ce conflit oppose une coalition protestante aux Habsbourg catholiques d’Autriche et d’Espagne qui dominent une grande partie de l’Europe. Leurs possessions encerclent le territoire français : Pays-Bas espagnols au nord, Franche-Comté à l’est et Espagne au sud. Le long des Pyrénées, la guerre se déploie en Catalogne et en Roussillon ; à l’ouest, les Espagnols s’emparent de Saint-Jean-de-Luz en 1636 et repoussent les Français à Fontarabie en 1638.
    À la mort de Louis XIII, la régente Anne d’Autriche, sœur du roi d’Espagne Philippe IV, continue la guerre au nom de son jeune fils Louis XIV. Son cousin, le prince de Condé, s’y illustre brillamment et remportant la bataille de Rocroi en 1643, replaçant la France en position de domination face aux Habsbourg. Ce fougueux chef de guerre prend, quelques années plus tard, la tête de la Fronde, révolte des princes contre l’autorité royale qui affecte fortement le jeune Louis XIV … Et se met au service des Espagnols, guerroyant en Flandre, jusqu’à la signature du Traité des Pyrénées.

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    Famille et politique au XVIIe siècle

    Charles et Henri Beaubrun, La duchesse de Gramont, Françoise Marguerite du Plessis-Chivré et son fils Antoine-Charles de Gramont, 1646, Musée Basque et de l’histoire de Bayonne © Musée Basque et de l’histoire de Bayonne
    © DR

    L’exposition revient sur la très étroite relation qui existait, dans l’Europe moderne, entre famille et politique et sur la fonction des œuvres d’art en tant qu’instruments  diplomatiques et moyens de représentation du  pouvoir. Les protagonistes de cette histoire étaient des parents proches. Philippe IV était le frère d’Anne d’Autriche, mère de Louis XIV. Sa première femme, Isabelle de Bourbon, était la sœur de Louis XIII, mari d’Anne et père de Louis. Marie-Thérèse et Louis XIV étaient donc cousins et, de fait, une dispense papale fut nécessaire pour célébrer leur union. Tous deux étaient nés en 1638 et avaient de nombreux ancêtres en commun. Ce n’était pas une situation insolite, car le nombre de monarchies européennes était limité et les mariages connus pour établir ou renforcer les alliances politiques, avec pour résultat un degré d’endogamie monarchique extraordinairement élevé.

    Les membres des différentes familles royales assumaient leur condition de pion sur l’échiquier de la politique européenne, ainsi que le fait que leur vie personnelle y était conditionné. Dans le cas de Philippe IV et de sa sœur Anne, ils se retrouvèrent sur l’île des Faisans sans s’être vus depuis quarante-quatre ans.

    Pour illustrer ce mélange entre politique et famille, l’exposition s’appuie sur les portraits, les peintures mais aussi les estampes et les médailles. D’une part, à travers ces œuvres, nous reconnaissons les principaux personnages de cette histoire, et ils nous rappellent à quel point les péripéties personnelles influencent le devenir des nations. D’autre part, les portraits furent d’importants véhicules dans le processus qui mena à la paix. Aucune exposition n’avait, jusqu’à présent, donné de visibilité à ce fait.

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    L’art instrument diplomatique et représentation du pouvoir

    Charles Beaubrun, Henri Beaubrun, Anne Marie Louise d’Orléans. 1655, Madrid, Musée du Prado © Museo nacional del Prado
    © Museo nacional del Prado

    En pleine guerre entre la France et l’Espagne, alors que les relations diplomatiques étaient rompues, l’un des premiers moyens auxquels Anne d’Autriche eut recours pour tenter de rapprocher ses positions de celles de son frère fut la requête de portraits de famille. En 1653, elle demanda celui de sa nièce Marie-Thérèse et, l’année suivante, elle en commanda dix-neuf, de différents membres de la maison royale espagnole, parmi lesquels ceux de Philippe IV et de ses deux épouses. À son tour, Madrid reçut en 1655 de nombreux portraits de la famille royale française, parmi lesquels figurait celui de Louis XIV.

    Plusieurs de ces œuvres nous sont parvenues : celles qui arrivèrent en France se trouvent à présent au Musée de Versailles, tandis que celles qui furent envoyées à Madrid sont conservées au Musée du Prado. Pour cette exposition se trouvent réunis, pour la première fois, six des portraits du Prado, parmi lesquels, notamment, ceux de Louis XIV, de ses parents ou de son frère Philippe. Ils sont l’œuvre de peintres tels que Philippe de Champaigne, Jean Nocret ou des Beaubrun. La famille royale espagnole est représentée par des tableaux dispersés, liés principalement à Velázquez et à son entourage.

    Malgré la guerre qui oppose la France et l’Espagne pendant plus de 20 ans, la résolution des conflits reste toujours possible grâce à des accords matrimoniaux. L’un des instruments de la diplomatie est alors le portrait qui permet aux prétendants des cours  européennes de “voir” et de choisir leurs futurs conjoints. Ainsi, en 1653, la reine Anne d’Autriche fait demander à Madrid, en toute discrétion, un portrait de l’infante Marie-Thérèse, qui a le même âge que son cousin Louis. L’année suivante, l’initiative se poursuit : 19 portraits de la maison de Habsbourg sont commandés à la Cour de Madrid, dont le peintre officiel est Velázquez. Philippe IV, qui approuve la démarche, demande en retour 10 portraits de la famille royale de France, peints par les Beaubrun.

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    L’infante Marie-Thérèse, future reine de France

    Diego VELÁZQUEZ (et atelier ?), L’Infante Marie-Thérèse, future reine de France, Paris, Musée du Louvre © RMN – Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado
    © RMN – Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado

    Ce portrait représente la jeune infante Marie-Thérèse, future reine de France et épouse de Louis XIV, âgée d’une quinzaine d’années. Elle est représentée en buste de trois quarts, tournée vers la gauche. Son visage grave encadré d’une lourde perruque blonde garnie de plumes, de nœuds roses et de bijoux, se détache sur les plis d’un rideau vert. Le haut de sa robe formé d’un col empesé à larges festons, bordé de deux rangs de perles, couvre ses épaules et se termine par une collerette blanche liserée de rose et gaufrée. Sur la poitrine et sur l’épaule gauche, deux bijoux mêlés de nœuds, ainsi que sur l’épaule gauche, retiennent trois rangs de perles. Ses avant-bras s’arrêtent curieusement à la naissance des deux poignets.

    C’est à Velázquez que revint généralement l’exécution des portraits de la famille royale espagnole. En effet, à partir de 1623, année de l’installation définitive du peintre à la cour d’Espagne et durant les dix dernières années de son activité, il réalisa de très nombreux portraits des princesses royales. La présence à Vienne d’une réplique de ce portrait éclaire notamment le mode habituel du fonctionnement de l’atelier de Velázquez quant à l’exécution des portraits royaux, le maître réalisant lui-même un premier portrait, et l’atelier se chargeant des répliques requises, parfois commandées en de nombreux exemplaires, sur lesquelles il arrivait cependant que le maître intervienne en personne. Pour le portrait de la future reine de France, l’atelier se servit ainsi probablement de celui de Vienne, ce tableau figure d’ailleurs sur les inventaires royaux du Buen Retiro dès 1701.

    La malencontreuse coupure à la naissance des poignets de ce portrait, à la fois inhabituelle et presque étrange, serait due à l’initiative d’un officier du roi Joseph Bonaparte de découper le buste dans la toile originale du Palais Royal de Madrid lors de la retraite des Français en 1812.
    Si l’identification de ce portrait tel qu’il nous est parvenu, a parfois été mise en doute, si certains spécialistes y ont vu une esquisse pour le tableau de Vienne, son excellente qualité a été toujours été reconnue. Elle se manifeste autant par la technique picturale que par l’éclat de son coloris. Le regard aux lourdes paupières et la bouche charnue y sont particulièrement expressifs et le traitement par touches rapides des ornements du costume est remarquable de vivacité et de luminosité.

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    L’échange des consentements et la signature du traité sur l’île des Faisans : symbolique du lieu et mise en scène de l’événement

    Jules-Michel Gué, Anne d’Autriche et Philippe IV d´Espagne arrivent dans l’île des Faisans, 2 juin 1660. 1837, Musée national du Château de Versailles © RMN – Grand Palais (château de Versailles) / Gérard Blot
    © RMN – Grand Palais (château de Versailles) / Gérard Blot

    Après de nombreuses réunions dites « conférences », le Traité des Pyrénées est signé le 7 novembre 1659, jour de la 24e conférence, par don Luis de Haro et le Cardinal Mazarin, ministres des rois d’Espagne et de France. Ce traité, qui met fin à vingt-quatre ans de guerre contient 124 articles et aborde divers points. Après  des dispositions concernant le commerce et la navigation, suit la longue série des cessions, restitutions et échanges territoriaux entre les deux monarchies. Le règlement de la trahison du prince de Condé, passé au parti espagnol, fait l’objet d’une clause particulière, assortie du pardon royal.
    Le contrat de mariage entre Marie-Thérèse et Louis XIV forme un acte séparé. Philippe IV assigne en dot à sa fille 500 000 écus d’or « sol » (près de 3 millions de livres) dont le versement conditionne le renoncement de l’infante à ses droits dynastiques sur l’Espagne  et sur ses possessions.

    Après le mariage par procuration lors d’une cérémonie à l’église Santa-Maria de Fontarabie (Espagne) le 3 juin, l’échange des anneaux a lieu le 9 juin à l’église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz. Les jeunes époux en costume royal parcourent, sur une galerie surélevée, la distance qui les sépare de leurs demeures à l’église. Ils s’avancent dans la nef parée de draps d’or et de pierreries. Autour de la Reine mère Anne d’Autriche, la Cour de France affiche toute sa magnificence. Maréchaux, princes et princesses entourent leurs souverains qui reçoivent la bénédiction de l’évêque de Bayonne, Mgr Jean d’Olce. La cérémonie achevée, et dès la sortie du cortège royal, la légende dit que la porte de l’église est aussitôt murée. Les souverains rentrent chez eux par le même chemin, en lançant à la foule des pièces commémoratives.

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    L’Histoire du Roi de Charles Le Brun

    Laumosnier, Mariage de Louis XIV et de l’Infante Marie-Thérèse à Saint-Jean-de-Luz, le 9 juin 1660. Commande du maréchal de Tessé ambassadeur à Madrid, 1720, Le Mans, Musée de Tessé © Dominique Pousin / photo-musées du Mans
    © Dominique Pousin / photo-musées du Mans

    Les estampes et peintures L’entrevue des deux Rois et Le mariage, sont copiées de l’Histoire du Roi, tenture de 14 sujets lors de sa création. Les estampes reproduisent, avec leur bordure, les premières tapisseries exécutées sous les ordres de Le Brun, nommé directeur de la nouvelle manufacture royale des Gobelins en mars 1662. Retissée, en haute et basse lisse, plusieurs fois du vivant de Le Brun, la tenture eut sa première série tissée en haute lisse à fil d’or entre 1665 et 1672 par Jans fils avec de riches bordures devenues plus simples dans les retissages. Les estampes reprennent ces premières bordures qui étaient différentes d’une tapisserie à l’autre et pour lesquelles Le Brun se serait fait aider par Guillaume Anguier (1628-1708) en s’inspirant de Raphaël.


    Plus tard, le maréchal de Tessé, ambassadeur à Madrid de 1723 à 1725, commanda au peintre Jacques Laumosnier (actif à Paris de 1693 à 1743) deux huiles sur toile, L’entrevue des deux Rois et Le mariage, s’inspirant des cartons d’après Le Brun exécutés par Antoine Matthieu pour la première, et Henri Testelin pour la seconde mais sans la représentation des  bordures.

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    Projet d’arc de triomphe

    Theodoor van Thulden, L'Alliance de Louis XIV et de Philippe IV d'Espagne. Projet d’arc de triomphe, 1660, Paris, Musée du Louvre © RMN – Grand Palais (musée du Louvre) / Gérard Blot
    © RMN – Grand Palais (musée du Louvre) / Gérard Blot

    Projet d’arc de triomphe pour l’entrée à Paris de Louis XIV et de son épouse Marie-Thérèse d’Espagne en 1660 dont le mariage concrétisait la paix de 1659.

    En fait, l’idée de Thulden ne fut pas suivie d’exécution, à la différence de l’esquisse de Le Brun (pour le décor de la place Dauphine) qui, entrée en principe en 1690 dans les collections royales avec le fonds d’atelier de Le Brun, semble perdue depuis longtemps. La signature de Thulden est cachée par le papier de bordage.

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    Philippe IV d’Espagne et les arts

    Atelier de Diego Rodríguez de Silva y Velázquez, Philippe IV en cuirasse avec un lion à ses pieds, vers 1653, Madrid, Musée du Prado, © Museo nacional del Prado
    © Museo nacional del Prado

    Le règne de Philippe IV joue un rôle fondamental dans la culture espagnole du Siècle d’Or. Le goût du roi pour les arts et les lettres transforme la cour en un centre de création intellectuelle. Son amour de la peinture l’amène à collectionner les œuvres des grands maîtres de la Renaissance. De même, il passe commande d’œuvres d’art à d’importants artistes actifs en Flandres et en Italie, comme Rubens, Poussin, Claude le Lorrain, Guerchin ou Ribera. Il est le centre incontournable de la carrière de Velázquez qu’il fait travailler de 1623 à la mort de l’artiste en 1660. Nommé maréchal du palais, Velázquez accompagne le roi à l’île des Faisans. Non seulement il réalise la décoration de la partie espagnole du Logis de la Conférence, mais il assure toute l’intendance du voyage du roi de Madrid à Fontarabie.
    Philippe IV est un grand amateur de littérature. Il encourage le théâtre espagnol qui connaît sa plus grande splendeur et stimule la plume des grands écrivains comme Lope de Vega, Pedro Calderón ou Agustín Moreto.

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    Exposition "Traité de Paix – Le génie de l’art" Une représentation de la paix dans l’histoire de l’art
    1660 – La Paix des Pyrénées : politique et famille L’esprit de Velázquez
    Du 3 juin au 25 septembre 2016

    Logo musée Basque de Bayonne

    Musée Basque et de l'histoire de Bayonne
    37 Quai des Corsaires, 64100 Bayonne
    Tél. : 05 59 59 08 98
    Site : musee-basque.com

    Horaires :
    Juin et septembre de 10h à 18h30 (sauf les lundis et jours fériés)
    Juillet et août de 10h à 18h30 tous les jours
    Nocturne jusqu'à 20h30 le jeudi
    Fermeture exceptionnelle les 29, 30 et 31 juillet

    Entrée payante (gratuit pour les moins de 26 ans et le premier dimanche du mois)

    Suivez en direct l'actualité de l'exposition Traité de Paix - Le génie de l'art avec le hastag #ExpoTraitédepaix

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