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    Kepa Etchandy, photoreporteur en Euskal Herri*

    Du 18 juillet au 13 septembre, Kepa Etchandy exposera 27 photos au DIDAM, aux côtés d'Anne Kuhn et d'Abel Bourgeois.
    © DR
    En 1982, les pêcheurs artisanaux bloquent le port de Bayonne pour dénoncer les méfaits de la pêche industrielle. Ils remontent l'Adour jusqu'à l'Hôtel de Ville. © Kepa Etchandy
    © Kepa Etchandy
    "Debrua", marionnette articulée utilisée pour marquer certains temps forts de la pastorale souletine. Ici à Aloze. © Kepa Etchandy
    © Kepa Etchandy

    À partir du 18 juillet au DIDAM, avec Anne Kuhn et Abel Bourgeois, Kepa Etchandy exposera une sélection de photos du Pays basque, extraite d'un livre qui paraîtra à l'automne.

    Intitulé "Au pays des Basques, voyages et histoires"**, ce recueil contiendra plus de 120 photos légendées, contextualisées ou agrémentées d'anecdotes méconnues.
    Tout a commencé en 1979, au moment où Kepa Etchandy a installé son entreprise de développement photo à Bayonne. Il n'y en avait qu'une seule autre dans la région, et les besoins étaient nombreux. On lui demandait alors régulièrement des photos du Pays basque, sur des lieux et des thèmes précis. Il a donc commencé à constituer une banque d'images à partir de ses propres reportages, qui s'est considérablement accrue au fil du temps.
    "J'ai longtemps fourni de nombreuses photos à d'autres auteurs, explique-t-il, j'ai également travaillé pour la presse... Et j'ai eu envie de regrouper ces décennies de reportages en un seul et même ouvrage."
    Le choix fut difficile tant le fonds de cet ancien tireur-filtreur est conséquent : quelque 80 000 photos !

    Un choix délicat

    Des photos historiques, comme celle des marins pêcheurs bloquant le port de Bayonne en 1982, aux plus traditionnelles, comme celles du pressage des pommes pour la fabrication du cidre, de la transhumance, du tressage de filets de pêche ou des pastorales, en passant par d'anciennes croyances ou superstitions - accrocher une fleur de chardon à sa porte pour chasser les mauvais esprits et faire fructifier les récoltes, y adjoindre des crucifix, les thèmes couverts par ce photoreporteur sont multiples. Et par conséquent, la sélection difficile. "Je n'ai pas le recul nécessaire, alors quand il s'agit de faire un choix, comme ce fut le cas pour l'exposition à venir au DIDAM, je demande à mes proches de m'aider ! Ils connaissent mon travail et partagent mes valeurs; Ils savent ce que je cherche à mettre en avant, donnent un avis sur la qualité et l'intérêt du sujet traité."
    S'il éprouve quelques difficultés à se distancer de ses réalisations, Kepa Etchandy sait en revanche définir ce qui lui tient à cœur et qu'il essaie de révéler : "je suis basque, né au Pays basque, et j'aime ce pays parce que j'y suis bien, que mes enfants y sont bien. Vivre au Pays basque, c'est un tout : une culture, une gastronomie, un mode de vie, une façon de se relier aux autres, l'attachement à la maison, à la famille et à la langue. Et cette richesse-là est un véritable atout, non négociable ! Elle permet l'ouverture au monde, donne le goût du voyage et stimule la curiosité."

    *Euskal Herri : Pays basque
    **"Au pays des basques, voyages et histoires"
    , éditions Kilika, sortie prévue en novembre 2020.
    DIDAM, 6 quai de Lesseps, du 18 juillet au 13 septembre, ouvert tous les jours de 14h à 19h, jours fériés inclus.
    Plus d'infos > Expositions à venir

    Lire aussi le portrait d'Anne Kuhn et d'Abel Bourgeois

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