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    Emotions : accompagner l’enfant pour l’aider à se construire

    Jeudi 14 mars à la Maison des associations, Aurélie Crétin donnera une conférence gratuite et ouverte  à tous  sur le thème « Les émotions de l’enfant : comment mieux les comprendre pour les accompagner ».
    © Aurélie Crétin

    Le monde des émotions sera le thème abordé au cours de la 18e édition des Journées de la petite enfance à Bayonne.
    Jeudi 14 mars à la Maison des associations, Aurélie Crétin donnera une conférence gratuite et ouverte  à tous  sur le thème « Les émotions de l’enfant : comment mieux les comprendre pour les accompagner ».

    Entretien.

    Lors de votre conférence, comment approcherez-vous le monde des émotions infantiles ?

    Aurélie Crétin : Je l’aborderai par le biais de ma pratique de psychologue en lien avec ma spécialité en thérapie comportementale et cognitive. J’insisterai sur l’importance de comprendre que les émotions, positives comme négatives, sont utiles et nécessaires au développement de l’enfant. Je donnerai également quelques points de repères sur leur fonctionnement et comment nous pouvons essayer de les accompagner chez l’enfant.

    Dans quel sens dîtes-vous qu’elles sont utiles ?

    Aurélie Crétin : l’enfant en a besoin pour se construire, mais aussi tout simplement pour vivre. Les émotions ont des fonctions. C’est par exemple bon signe qu’un enfant ait peur de traverser la route, cela signifie qu’il a compris qu’il peut y avoir un risque de se faire renverser par une voiture. La peur lui permettra de regarder avant de traverser. La tristesse permet de mieux digérer la perte, la colère révèle parfois un sentiment d’irrespect…

    Les émotions négatives ne sont donc pas à ignorer ou à rejeter ?

    Aurélie Crétin : comme il apprend à marcher, l’enfant apprivoise ses émotions. Le parent, et plus généralement son entourage, est un modèle et un accompagnateur, qui lui apprend à accueillir ses émotions, y compris les plus désagréables. Il peut verbaliser en lieu et place de l’enfant pour lui permettre de mettre des mots sur ce qu’il ressent. Ce geste lui permettra d’identifier à son tour ses émotions. Et s’il sent que la personne en face n’est pas perturbée par ce qu’il renvoit, il comprendra qu’il est autorisé à ressentir des émotions qu’elles soient agréables ou désagréables. Ainsi, il avancera mieux, en jugeant moins, mais en accueillant plus calmement ses sentiments.

    A quoi l’adulte peut-il se raccrocher quand il est lui-même submergé par des émotions d’agacement ou de colère, face à des émotions exacerbées des enfants ?

    Aurélie Crétin : rappelons-nous tout d’abord que nous sommes humains et que nous faisons ce que nous pouvons en tant qu’adulte. Si l’on sent que nous sommes débordés, nous pouvons dire que nous comprenons ce que l’enfant ressent, et que pour le moment, nous cherchons une manière de lui répondre. L’adulte peut effectivement avoir besoin d’un petit moment de pause, de prendre de grandes respirations. Il peut aussi demander de l’aide à un proche. Nous pouvons aussi anticiper les crises. Dans le cas un peu classique de la colère au supermarché, on peut aussi lui dire que nous nous rendons dans ce grand temple de la consommation où tout s’offre à la tentation et que nous comprenons parfaitement les envies qui en découlent, mais que nous ne pourrons pas systématiquement acheter le jouet ou la friandise désirée parce que notre budget est limité, qu’il y a déjà d’autres jouets à la maison, que c’est mauvais pour les dents, etc. Il est donc important d’accueillir les émotions, mais il est aussi primordial de poser des limites. N’oublions pas que l’enfant est en construction, il apprend à faire avec ses émotions. Aussi, féliciter l’enfant lorsqu’il arrive à verbaliser ses émotions, à vivre avec, l’aidera tout autant que de l’accompagner à vivre ses émotions désagréables.

    Afin de ne pas focaliser sur les émotions négatives, vous insistez également sur le fait de chercher le positif, n’est-ce pas ?

    Aurélie Crétin : oui et c’est un autre point sur lequel j’insisterai lors de la conférence. Il est en effet important de nommer les joies, le plaisir que l’on décèle chez un enfant. Car sans émotion positive reconnue ou avérée, l’enfant n’a pas d’énergie, ne peut être heureux et le sentiment de trop plein lié au négatif arrive plus rapidement.  C’est une question d’équilibre. C’est aussi un apprentissage…

    Conférence « Les émotions de l’enfant : comment mieux les comprendre pour les accompagner », dans le cadre des Journées de la Petite Enfance, jeudi 14 mars à 20h30, Maison des associations, 11 allée de Glain.

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